Dior industrialise le fait-main

Emballages Magazine - Décembre 2017

Dior industrialise le fait-main

09:39 01 December in Press review
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Dior industrialise le fait-main

Les plus petits détails font souvent une immense différence dans les secteurs du luxe et de la cosmétique. Avec son dernier flacon, l’essence de parfum J’adore L’Or, la marque Dior en fait la démonstration. L’ensemble des bouteilles de cette collection iconique reprend le même design : un flacon en forme de goutte au col fin cerclé de maillons dorés et surmonté d’une perle transparente. Mais après cinq années de recherche, la technique de fabrication des maillons a été revue. Le but de Dior était d’obtenir une précision que seule la main d’un artisan d’art pouvait lui apporter. Pour industrialiser un procédé au rendu authentique, la marque a contacté Bmax. En 2011, cette société toulousaine s’est plongée dans les hautes puissances pulsées, un principe connu depuis une soixantaine d’années. En libérant un courant électrique sur un temps très court, la puissance générée est extrêmement élevée. À tel point que les métaux entrent dans un nouvel état de “viscoplasticité”.

Bmax a donc lancé des recherches pour proposer une alternative à l’emboutissage dans l’industrie. Moins de dix ans plus tard, l’entreprise est devenue l’un des leaders dans ce domaine. La technique d’électro-hydroformage consiste à délivrer la décharge électrique sous l’eau pour créer une onde de choc qui va faire épouser les moindres recoins d’un moule au métal. Le résultat est quasi infini en termes de création. La preuve avec le nouveau capot en aluminium du parfum Dior, qui n’aurait jamais vu le jour sans cette technologie.

Pierre Monnier

flacon-dior

Source : Emballages Magazine – Décembre 2017

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